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Une jachère trois fois labourée

à La Centrale Artistrunspace (07)

du 5 au 20 août 2020


livret de l’exposition aux Editions Naima 








Gommes à mâcher




Jeux



Institut




Richesse



Sorbet


Gommes à mâcher (détail)




Institut (détail)


Sorbet (détail)















Un jour, au parc - une petite anthologie prospective
Résidence à Saint-Jean-du-Gard avec Eric Tabuchi (ARN)

Collège Marceau Lapierre
Maison Rouge, musée des vallées cévenoles
Parc National des Cévennes


Un travail d’anticipation réalisé à la gouache sur photographies d’Eric Tabuchi : unjourauparc.tumblr.com




Le Masillou


Corbès


Alès



Saint-Christol-lès-Alès


Trabassac-le-Haut


Moissac-Vallée-Française


Florac


Barre-des-Cévennes


Saint-Jean-du-Gard
/ Mont Lozère


L’Estréchure


Saint-Jean-du-Gard


Corbès



Thoiras


Peyrolles


Les Bondons









Variétés françaises
solo show
Lendroit Editions (Rennes)

Dans la continuité du projet d’Atlas des Régions Naturelles (Eric Tabuchi), les Variétés Françaises reprennent le principe des planches encyclopédiques pour dresser à la gouache un répertoire d’objets modestes mais remarquables dans leur ambition décorative, rituelle ou simplement pratique. Cet ensemble d’éléments singuliers ou industriels illustre une déclinaison populaire de l’idée du beau et de l’utile à travers la campagne française.


Série de gouaches sur papier Fedrigoni 170g - 42 x 60 cm




















La république des champs
solo show
Ecole d’art de Belfort, commissariat Le 19, CRAC (Montbéliard)



Jouant sur des ambivalences de formes concrètes et abstraites, documentaires et imaginaires, minimales et foisonnantes, le travail pictural de Nelly Monnier commence en voyage avant de se composer à l’atelier. Les échantillons qui lui servent à peindre sont extraits de l’ensemble des paysages visités. Décoratifs ou utilitaires, ayant une ambition artistique, rituelle ou signalétique, les objets et motifs de la collection photographique qu’elle mène depuis quelques années s’inscrivent dans une déclinaison populaire de l’idée du beau et de l’utile en manifestant, par la forme et la couleur, un désir de singularisation et d’embellissement. Pour autant, sa peinture ne cherche pasà reproduire le cadrage ou l’instantanéité de l’image photographique. Les ensembles de toiles qui en résultent immergent le visiteur dans un sentiment comme dans l’exposition Parpaing/Chagrin, dans une couleur ou un matériau, ou encore dans une saison comme dans la toute dernière série réalisée à partir du calendrier révolutionnaire, dont l’exposition dévoilera les premières toiles. La récente série Braconnage, montrée dans la première salle, emprunte à la rudesse des formes et des teintes des campagnes françaises. L’artiste se joue ici de deux traitements picturaux assez paradoxaux. Sur les plus grandes toiles, la végétation n’est pas dépeinte de façon naturaliste mais tend au contraire à l’abstraction par la simplification du dessin et d’un nuancier aux teintes opaques. À l’inverse, de plus petites toiles reproduisent de manière réaliste, illusionniste même, une signalétique industrielle reprenant le même nuancier de couleurs.



Alors que le paysage subit un travail d’interprétation (de dénaturation), la signalétique devient de par la précision de son traitement la reproduction figurative et réaliste d’une abstraction géométrique préexistante. Le réalisme se loge donc moins dans des motifs naturels devenus camouflage que dansla reproduction fidèle de ces enseignes utilitaires. Les diptyques de Braconnage font dialoguer tout en les inversant les relations entre formes naturelles et culturelles. Une même dialectique anime les relations entre les œuvres de la deuxième salle, consacrée au territoire exploré par Nelly Monnier dans le cadre de sa résidence et du projet de L’ Atlas des Régions Naturelles. Du Haut-Doubs à l’Alsace et au Sundgau, Nelly Monnier s’est imprégnée de toute une culture vernaculaire du bâti : les crépis colorés lui ont inspiré une série de tableaux abstraits et matiéristes qui viendra dialoguer avec des peintures murales à l’échelle un de constructions et d’objets tout à la fois utilitaires et décoratifs, prélevés dans les campagnes. 


Avec la participation d’Éric Tabuchi (ARN : Atlas des Régions Naturelles) et des élèves du lycée Georges-Cuvier de Montbéliard et du CFA de Valdoie.  


> dossier de presse


BRACONNAGE
 






BRACONNAGE




ATLAS DES REGIONS NATURELLES






ATLAS DES REGIONS NATURELLES







LA REPUBLIQUE DES CHAMPS





LA REPUBLIQUE DES CHAMPS









Voir le film La république des champs
réalisé avec les élèves du lycée Georges-Cuvier
de Montbéliard et du CFA de Valdoie.  




Des mondes infinis naissaient dans les marges
Avec Charlie Aubry, Romain Lecornu et Nelly Monnier. Guest : Eric Tabuchi pour ARN.
Lieu-Commun Artist Run Space, Toulouse - commissariat : Manuel Pomar



Depuis la 66ème édition de Jeune Création, Lieu-Commun remet un prix lors de l’inauguration aux côtés de nombreux autres lieux indépendants français et étrangers.Jeune Création est une exposition historique qui depuis plus de soixante ans est organisée par des artistes pour révéler les générations émergentes.




Le projet s’articule autour d’une double entrée, les deux lauréats de la 67ème édition exposent au rez-de-chaussée avec comme invité Éric Tabuchi en présentant une exposition sur les périphéries. Ces zones intermédiaires de nos régions, semi rurales ou semi urbaines, espaces sans identités définies dégagent malgré tout leurs singularités propres.

Alors qu’à l’étage Charlie Aubry, lauréat de la 68ème édition présentera son travail de sculpture et de programmation suite à une résidence de deux mois en nos murs.
Nelly Monnier peint, dessine, brode, photographie mais surtout elle pratique l’errance rurale, elle explore les régions reculées de France pour y trouver les motifs intrigants de ses peintures ou l’inspiration pour les écussons qu’elle édite, ou la matière de ses textes énigmatiques, descriptifs de voyages quotidiens aux dimensions oniriques.

Via l’Atlas des Régions Naturelles, elle collabore avec Éric Tabuchi autre explorateur des marges, connu entre autres pour ses différentes séries photographiques comme l’Atlas des formes ou l’Alphabet truck, répertoires d’images de formes trouvées dans le paysage lors de ses pérégrinations routières. Ensemble ils travaillent à cet Atlas naturel qu’ils décrivent ainsi : « L’Atlas des Régions Naturelles, dont ce blog constitue le journal de bord, s’attache à décrire photographiquement les quelques 450 « pays » qui composent le territoire français et dont les frontières ne sont pas administratives mais géologiques, historiques, linguistiques ou culturelles. Ces limites, si elles sont parfois incertaines, n’en dessinent pas moins des entités aux particularismes que l’ARN s’attachera à documenter, classer et archiver sur le site qui lui sera bientôt dédié. 



Chez Romain Lecornu le lien aux régions est aussi présent mais plus particulièrement par le biais de l’intime, c’est par une forme originale de récit autobiographique qu’il se lie à ses territoires d’origine. Il y puise la matière de ses installations, soit en s’en servant de décor pour les images qu’il produit, sortes de séquences cinématographiques figées d’un scénario personnel, soit en y récoltant les matières premières minérales ou végétales qui lui servent à ériger les sculptures totémiques qu’il produit. Son langage est fait de signes mystérieux qui rédigent un scénario non linéaire et ouvert où chacun peut trouver sa place même si Romain l’écrit à l’encre de ses expériences intimes. Le travail de Romain Lecornu allie diversité des formes et de sources tout en réussissant, malgré le mystère intrinsèque à ses propositions, à y intégrer le regardeur qui y reconnaît des fragments de sa propre histoire, où comme l’artiste, il parvient à réconcilier intime et universel par un langage qui lui est singulier.

À l’étage c’est le lauréat de la 68ème édition, Charlie Aubry qui déploiera dans le cadre d’une résidence de travail de deux mois son capharnaüm hétéroclite. Charlie Aubry récolte des outils, le plus souvent en lien avec le son, la musique,des instruments, claviers, percussions, boîtes à rythmes, mais aussi des outils d’enregistrement, magnétophones à cassette ou à bande ainsi que d’autres objets qui éclairent ou créent du mouvement. Charlie Aubry doit fréquenter les vides greniers et faire les poubelles, en cela nous pouvons pré-supposer de sa conscience écologique mais aussi d’une attention particulière à une époque en cours de disparition, celle qui a précédé notre ère numérique, celle de l’épanouissement de l’analogique. N’y voyez aucune nostalgie, juste l’attrait pour des sonorités particulières que les capacités vantées du numérique ont des difficultés à reproduire fidèlement. Charlie invente dessculptures / machines complexes constituées d’instruments de musiques, radios et magnétophones ainsi que de bras robots programmés et pilotés numériquemeent qui actionnent ses installations analogiques sonores. Ne l’oublions passi dans son travail cohabitent programmation, ingénierie et compositions, Charlie Aubry est avant tout un artiste plasticien qui donne à voir et à entendre. Durant ses 2 mois de résidence, il aura toute opportunité de déployer son univers complexe à l’étage de Lieu-Commun et y ramener les vestiges de notre très proche passé, là où l’évolution du temps crée ses propres périphéries...



Vues d’exposition : Damien Aspe